Caractéristiques et performances du verre à faible émissivité

Le verre à faible émissivité (Low-E) est un produit composé de plusieurs couches de métal ou d'autres composés déposées sur sa surface. Ce revêtement présente une transmission élevée de la lumière visible et une forte réflexion des infrarouges moyens et lointains, ce qui lui confère d'excellentes propriétés d'isolation thermique et une bonne transmission lumineuse, supérieures à celles du verre ordinaire et du verre architectural traditionnel.
Le verre est un matériau de construction essentiel. Face à l'amélioration constante des exigences esthétiques des bâtiments, son utilisation dans le secteur de la construction est en pleine expansion. Aujourd'hui, cependant, lors du choix de fenêtres et de portes vitrées, outre leurs qualités esthétiques, les particuliers accordent une importance accrue à des aspects tels que la gestion thermique, les coûts de climatisation et le confort lié à la lumière naturelle à l'intérieur des bâtiments. C'est dans ce contexte que le verre à faible émissivité (Low-E), une technologie émergente parmi les verres revêtus, se distingue et suscite un vif intérêt.

 

Excellentes propriétés thermiques
Les pertes de chaleur par les vitrages extérieurs des portes et fenêtres représentent la part la plus importante de la consommation énergétique des bâtiments, soit plus de 50 %. Les études montrent que le transfert de chaleur à la surface intérieure du vitrage s'effectue principalement par rayonnement (58 %). Par conséquent, la solution la plus efficace pour réduire ces pertes consiste à modifier les performances du vitrage. L'émissivité du verre flotté ordinaire atteint 0,84. L'application d'une couche de film à faible émissivité à base d'argent permet de la réduire à moins de 0,15. Ainsi, l'utilisation de verre à faible émissivité (Low-E) pour la fabrication des portes et fenêtres permet de réduire considérablement les pertes de chaleur intérieures par rayonnement vers l'extérieur et d'obtenir des économies d'énergie optimales.
Un autre avantage important de la réduction des déperditions thermiques intérieures est la protection de l'environnement. En hiver, les émissions de gaz nocifs tels que le CO₂ et le SO₂ dues au chauffage des bâtiments constituent une source importante de pollution. L'utilisation de vitrages à faible émissivité (Low-E) permet de réduire considérablement la consommation de combustible pour le chauffage grâce à la diminution des déperditions thermiques, et donc les émissions de gaz nocifs.
La chaleur traversant le vitrage est bidirectionnelle : elle peut être transférée simultanément de l’intérieur vers l’extérieur et inversement. Seul un faible transfert thermique peut poser problème. En hiver, la température intérieure est supérieure à la température extérieure, d’où la nécessité d’une isolation. En été, la température intérieure est inférieure à la température extérieure, et le vitrage doit être isolé afin de minimiser les transferts de chaleur extérieure vers l’intérieur. Le vitrage à faible émissivité (Low-E) répond aux exigences d’hiver comme d’été, assurant à la fois la conservation et l’isolation thermiques, tout en contribuant à la protection de l’environnement et à la réduction des émissions de carbone.

 

Bonnes propriétés optiques
La transmission de la lumière visible du verre à faible émissivité (Low-E) varie théoriquement de 0 % à 95 % (un verre blanc de 6 mm est difficile à obtenir). Cette transmission représente l'éclairage intérieur. La réflectivité extérieure, quant à elle, est d'environ 10 % à 30 %. Elle correspond à la réflectivité de la lumière visible et représente l'intensité de la réflexion, voire le degré d'éblouissement. Actuellement, la réglementation chinoise exige que la réflectivité de la lumière visible des murs-rideaux ne dépasse pas 30 %.
Les caractéristiques du verre à faible émissivité (Low-E) mentionnées ci-dessus expliquent son utilisation de plus en plus répandue dans les pays développés. Mon pays, en revanche, souffre d'un déficit énergétique important. La consommation d'énergie par habitant y est très faible, et le secteur du bâtiment représente environ 27,5 % de la consommation énergétique totale du pays. Par conséquent, le développement actif des technologies de production du verre Low-E et la promotion de ses applications apporteront sans aucun doute des avantages socio-économiques considérables. Lors de la production de verre Low-E, la spécificité du matériau impose des exigences plus élevées quant au nettoyage des brosses utilisées dans la machine de lavage. Ces brosses doivent être en nylon de haute qualité, comme le PA1010 ou le PA612, avec un diamètre de préférence compris entre 0,1 et 0,15 mm. Grâce à leur souplesse, leur forte élasticité, leur résistance aux acides et aux bases, ainsi qu'à la température, ces brosses permettent d'éliminer facilement la poussière de la surface du verre sans la rayer.

 

Le vitrage isolant à faible émissivité (Low-E) est un matériau d'éclairage plus écoénergétique. Il présente une transmission solaire élevée et un coefficient de transmission thermique (u) très faible. Grâce à son revêtement, la chaleur réfléchie par le vitrage Low-E est renvoyée dans la pièce, ce qui augmente la température à proximité de la fenêtre et peut engendrer une sensation d'inconfort. À l'inverse, les bâtiments équipés de vitrages Low-E bénéficient d'une température intérieure relativement élevée, ce qui permet de la maintenir en hiver sans risque de gel et d'améliorer le confort des occupants. Le vitrage Low-E bloque également une faible quantité d'UV, contribuant ainsi à prévenir la décoloration des objets à l'intérieur.


Date de publication : 18 mars 2022
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